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Sélection officielle du Festival d’Angoulême 2013

26 Nov

Découvrez la sélection officielle du 40ème Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême qui vient tout juste de tomber ici.

Alors, quels sont vos pronostics ?

Fred Bernard est au Salon du Livre de Colmar !

24 Nov

Fred Bernard est présent au Salon du Livre de Colmar ce week-end !

Alors pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur, c’est lui qui a écrit et dessiné « La tendresse des crocodiles » et « L’Ivresse des Poulpes » parus au Seuil, il y a déjà quelques années maintenant (entre autres !). Oui, je sais, rien que les titres de ces livres donnent envie de les lire, n’est-ce pas ? Alors ne vous réfrénez pas, et jetez vous dessus, vous ne serez pas déçus du voyage. Et c’est bien de voyage qu’il s’agit puisque Fred Bernard nous entraîne  dans une Afrique noire, sensuelle et envoûtante, en compagnie de son héroïne Jeanne Picquigny, sur les traces de son père disparu.

Et , après 7 ans d’absence, Jeanne revient dans dans un nouveau livre ‘La Patience du Tigre », paru chez Casterman dans la collection « Ecritures ». Je ne l’ai pas encore lu mais Pénélope Bagieu en parle (très bien comme d’habitude)  ici.

Fred Bernard est  également auteur d’albums jeunesse, et il est d’ailleurs présent ce week-end avec son  » duettiste », l’illustrateur François Roca (oui, Jesus Betz, c’est eux !) sur le stand du Liseron.

Toby mon ami de Grégory Panaccione

17 Août

« Toby mon ami » est une bande dessinée muette sur le quotidien d’un chien. Muette ? Oui, mais cela permet de faire ressortir tout le talent de  dessinateur de Gregory Pannaccione  : il réussit à capter, avec beaucoup de justesse, toute la gamme d’ émotions qu’un chien peut ressentir (dormir, manger, sortir faire pipi, aboyer après le facteur… et bien sûr sentir des femelles et plus si affinité). Son dessin est si expressif et vivant que le fait d’ajouter des mots n’apporterait rien de plus à l’histoire.

Sur le quotidien d’un chien ? Oui (encore une fois) cela peut sembler un sujet assez léger pour une bande dessinée de 144 pages mais on ne s’ennuie pas une seconde à sa lecture car au-delà de l’aspect humoristique de la vie de Toby, nous suivons en filigrane la vie de son maître, un artiste solitaire, retiré du reste du monde.

Bref, derrière son apparente simplicité (avec, en prime, un  titre qui n’est pas sans rappeler la bibliothèque verte), cette bande dessinée est une pure merveille graphique et narrative… A ne pas louper donc parmi la pléthore de titres sortis cette année.

Une  belle découverte parue chez Delcourt dans la collection Shampooing.

Sous le sable… les bandes dessinées

22 Juin

Et oui, les vacances se rapprochent et vous vous demandez quelles bandes dessinées vous allez bien pouvoir lire cet été… Ne vous tracassez plus et jetez vous sur le site de l’ACBD (association des critiques et journalistes de bandes dessinées) qui a selectionné pour vous les 20 bandes dessinées à emporter dans votre valise.

Bonne lecture estivale !

Angoulême 2012 : Fred l’enchanteur

2 Fév

Et oui, Guy et moi avons eu la chance de nous rendre au 39ème Festival d’Angoulême, où nous avons assisté à pas mal de rencontres avec des auteurs américains, présidence d’Art Spiegelman oblige (Art Spiegelman himself, Joe Sacco, Charles Burns… ).  Mais également à celle d’un grand monsieur de la bande dessinée franco-belge de 81 ans, Fred, qui a débuté sa carrière à Hara-Kiri, aux côtés du Professeur Choron et de Reiser, avant de publier dans Pilote.

Je me souviens de mes lectures de sa série phare « Philémon » quand j’étais plus jeune. Une série que j’aimais bien même s’il est vrai que je ne comprenais pas tout, loin de là…

Je me souviens surtout de Philémon traversant les arcs-en-ciel, de son combat épique contre un piano à queue… et aussi du Manu-Manu, espèce d’énorme main au caractère canin.

Et plus tard, j’ai découvert d’autres de ses œuvres,  notamment « L’histoire du Conteur électrique » qui est une merveille de poésie.

Une rencontre très sympathique vu que Fred a commencé son intervention sans la présence de l’animateur (qui était en retard) et qu’il nous a parlé librement de son travail, de son inspiration, et de son nouveau Philémon qu’il n’arrive pas à terminer vu  ses problèmes de santé… alors que toute l’histoire est déjà dans sa tête.

De cette rencontre, j’ai surtout retenu qu’il fallait « laisser son imagination faire l’école buissonnière » et que si ses récits sont mélancoliques, c’est pour mieux « s’essorer l’âme« .  A la fin, tout la salle s’est levée pour l’applaudir, ce qui l’a beaucoup ému. Cela me désole d’autant plus de n’avoir pas pu visiter l’exposition qui lui était consacrée (mais bon, trop d’attente et tellement d’autres choses à voir !). Mais je vais me rattraper en relisant son œuvre, et notamment « Le Petit cirque », pour qui il avoue une tendresse particulière, et qui vient de ressortir chez Dargaud dans une nouvelle édition.

Une rencontre que vous pouvez visionner ici (on nous aperçoit même à la fin du film !) :

Benoît Frebourg au Salon du Livre de Colmar

26 Nov

Et oui, comme promis, Benoît Frebourg est bien présent au Salon du livre de Colmar, sur le stand de la Fnac. Alors venez nombreux  le rencontrer et  profitez en  pour vous faire dédicacer sa bande dessinée « Jean-Loup » (et hop, un cadeau pour Noël de règlé !)

Pour les plus fidèles d’entre vous, vous vous souvenez sans doute que je pense le plus grand bien de cette bande dessinée et de son auteur, et pour les autres, je vous invite à suivre ce lien pour découvrir ma critique (la preuve que je ne suis pas rancunière !).

 

Abélard de Régis Hautière et Renaud Dillies

3 Nov

Âmes sensibles s’abstenir (ou alors n’oubliez pas de vous munir de quelques  mouchoirs en papier avant de débuter la lecture )…

Abélard est un oiseau qui vit tranquillement dans son marais, entouré de ses amis. Sa vie est loin d’être trépidante mais bon, il est heureux comme ça. Jusqu’au jour où il tombe fou amoureux de la belle Epilie et qu’il décide de lui offrir un bouquet d’étoiles (parce que les fleurs, c’est périssable et tellement commun). Alors direction l’Amérique où les gens ont des machines pour voler dans le ciel ce qui est bien pratique pour cueillir les étoiles ou décrocher la lune !

Mais la route est longue et pas toujours bien fréquentée… Abélard, au cœur pur et généreux, va peu à peu perdre la belle énergie et la joie de vivre qui l’anime. Et je m’arrête là pour ne pas trop vous en dévoiler.

Cette  magnifique bande dessinée (en deux tomes) aurait  très bien pu être écrite par Renaud Dillies, vu qu’on y retrouve ses thèmes de prédilection, c’est-à-dire la musique, les amours malheureux et l’amitié. Mais Régis Hautière s’en sort haut la main et signe ici un scénario touchant et sensible. A  l’image du dessin de Renaud Dillies qui utilise, comme dans ses autres bandes dessinées, des animaux comme personnages mais mazette, ces animaux là sont bien plus humains que des « vrais personnes »  ! Il arrive à retranscrire (et à nous faire ressentir du même coup) toute la gamme des sentiments, de la joie la plus éclatante au désespoir le plus total…

Alors embarquez avec Abélard,vous ne regretterez pas le voyage car « La grande leçon de la vie, c’est que parfois, ce sont les fous qui ont raison ».