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Hommage de Boulet

8 Jan

Boulet

La Bibliographie sur « Les Guerres au XXe siècle dans la bande dessinée » est en ligne !

14 Fév

Pour la 9e édition du 68 fait des bulles, une bibliographie sur les différents conflits du XXe siècle dans le 9e art, a été réalisée par nos soins. Vous y trouverez une sélection d’albums, aussi bien sur les deux conflits mondiaux, objets de commémorations cette année (Centenaire du déclenchement de la Première Guerre Mondiale, 70 ans du Débarquement) ainsi que sur les guerres de décolonisation (Indochine, Algérie…), et  les conflits ethniques (Bosnie, Rwanda…). L’occasion de (re)découvrir des classiques et des nouveautés d’auteurs européens, américains ou asiatiques.

Et le lien direct au cas où…

La colère de Fantômas de Bocquet et Rocheleau

28 Août

LA-COL~1Pour toute une génération dont je fais partie,  lorsque l’on évoque le nom de Fantômas,  on l’imagine immédiatement  sous les traits d’un méchant d’opérette, portant un masque de latex bleu (un peu sado-maso, en y repensant…).

Et qui lâche un rire sardonique (sans que son masque bouge d’un millimètre) quand il réussit à s’échapper à l’aide de sa citroën DS volante (!)  de ses ennemis jurés : le commissaire Juve, alias Louis de Funès, et le journaliste Fandor, joué par Jean Marais (qui interprétait  également Fantômas pour la petite histoire).

Mais c’est un peu vite oublier que ce personnage, créé en 1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain, est le héros d’un roman-feuilleton extrêmement populaire. 32 romans en tout, qui ont fait frissonner la France entière et ont même bénéficié de la reconnaissance des plus grands artistes.

C’est donc un retour aux sources qu’a décidé d’entreprendre le scénariste Olivier Bocquet : sous sa plume, Fantômas retrouve son statut de méchant diabolique, véritable génie du crime implacable et insaisissable. Et qui enflamme les passions… oui, ce n’est plus un secret, les femmes aiment les mauvais garçons.

On le croit mort, pendu sur la place publique, après un dernier « Je me vengerai » (le pendant français du I’ll be back).

Mais que nenni le revoilà qui resurgit, quelques temps plus tard, plus  machiavélique que jamais.

Un album nerveux, tant au niveau du récit que du graphisme, par deux nouveaux venus dans le monde de la bande dessinée. Alors plongez vous dans le Paris du début du XXe siècle, et (re)découvrez le premier super-vilain de l’histoire !

Daytripper de Fabio Moon et Gabriel Ba

21 Août

DaytripperFils d’un célèbre écrivain brésilien, Bras de Oliva Domingos écrit lui aussi, mais pour la rubrique nécrologique d’un grand quotidien. Il hésite à suivre les pas de son père et regrette que sa vie ne ressemble pas vraiment à celle qu’il s’imaginait plus jeune. Mais remarque-t-on seulement le jour où notre vie commence enfin ?

On suit dans les différents chapitres le récit des moments clés de la vie de ce personnage : à 21 ans, quand il rencontre le grand amour, à 41 ans, à la naissance de son premier enfant… Avec un point commun : le héros meurt toujours à la fin !

Des auteurs sadiques qui s’amusent à faire mourir leur personnage de toutes les manières possibles ? Et bien contrairement aux apparences, « Daytripper » n’est pas tout un livre morbide, car même si la mort y est omniprésente, c’est plutôt un hommage à la vie qui en ressort. A l’instar de films comme le cultissime « Un jour sans fin », il nous rappelle que nous sommes les maîtres de nos vies, et que chaque décision prise influe sur le cours de notre existence. D’ailleurs, le livre ne suit pas un cours chronologique, mais fluctue selon les orientations prises par le personnage.

L’été n’est pas seulement la saison des amours de vacances et des mojitos, mais il est également le moment propice pour rattraper son retard de lecture de l’année. Et je suis vraiment ravie d’avoir découvert cet album, écrit à quatre mains par deux frères jumeaux espagnols, et qui m’avait échappé lors de sa parution chez Vertigo en 2012.

Oui, une belle leçon de vie qui nous rappelle de vivre chaque moment comme si c’était le dernier car  « quand tu accepteras qu’un jour, tu mourras… tu profiteras vraiment de la vie ».

Le Héros de David Rubin

21 Juin

rubin-heros-couvVous connaissez l’histoire d’Héraclès (alias Hercule dans la mythologie romaine) et d’Eurysthée ? Comment ils vécurent, comment ils s’affrontèrent ? Ça vous a plus, vous en voulez encore ?

Et bien plongez vous dans « Le Héros » de David Rubin, paru chez Rackham !

Tout en restant fidèle au récit mythologique, David Rubin  réinvente les 12 travaux en y injectant  anachronismes et autres fantaisies… avec par exemple une apparition en guest star de Superman et la musique de David Bowie en fond sonore (« Heroes » bien évidemment) !

Une relecture moderne et décalée où l’auteur espagnol s’interroge sur la notion de héros, leur psychologie, leurs faiblesses et autres failles.

Ajouter à ça un trait dynamique et lisible… et il ne vous restera plus qu’à faire comme les autres : trépignez d’impatience en attendant la sortie du tome 2 (prévue prochainement).

Le Bilan en images du « 68 fait des bulles »

3 Mai

Visuel blogEt voici le bilan en images de la 8ème édition de notre manifestation « Le 68 fait des bulles », consacrée cette année à la bande dessinée de reportage.

Une édition très riche, avec 2 auteurs fabuleux dont les interventions ont été unanimement appréciées !

Ah, nostalgie, nostalgie… Vivement la 9ème !

Rides de Paco Roca

1 Fév

RidesPendant que Guy se balade à Angoulême et m’inonde de photos de l’exposition coréenne juste pour me narguer, j’en profite pour vous ressortir une ancienne critique d’une bande dessinée que j’avais beaucoup aimé : Rides de Paco Roca, parue chez Delcourt en 2007.

Pourquoi me direz-vous ? Et non, je ne fais pas mes fonds de tiroir pour rattraper le retard d’articles que j’ai sur Guy (c’est de toutes façons mission impossible).

En fait, cette bande dessinée revient sous les feux des projecteurs angoumoisins grâce à  son adaptation en long métrage d’animation par le réalisateur espagnol Ignacia Ferreras, sous le titre « La Tête en l’air ». La bande annonce est visible ici.

Une bonne occasion de se replonger dans cette magnifique histoire : Ernest est un banquier retraité qui perd peu à peu la mémoire. Son fils décide alors de le placer en maison de retraite, où il fait la connaissance de son compagnon de chambre, Emile.

Mais l’état d’Ernest décline et le mot tant redouté est prononcé : Alzheimer. Avec ce verdict se profile le spectre du premier étage, celui des assistés… Mais Emile va faire tout son possible pour retarder l’échéance, quitte à tricher un peu avec le personnel médical.

On savait que l’amour n’avait pas d’âge (pour ceux qui en doutent encore, je vous recommande vivement la lecture de Petits ruisseaux de Rabaté) et maintenant, grâce à Paco Roca, on sait que l’amitié n’en a pas non plus !

Un livre attachant à plus d’un titre, qui traite de la vieillesse et de la maladie sans complaisance, mais avec beaucoup d’humanité. Le portrait de ces personnes âgées, qui se réfugient dans des manies ou dans leurs souvenirs pour oublier leur présent, nous fait sourire (un peu) et nous émeut (beaucoup).