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Malgré Nous de Thierry Gloris (scénario) et Marie Terray (dessins)

16 Jan

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Dans le cadre de la prochaine édition du 68 fait des bulles , consacrée aux conflits du XXe siècle dans la bande dessinée (18 au 21 février 2014), nous avons le plaisir de recevoir Thierry Gloris et Marie Terray, auteurs de la bande dessinée Malgré Nous éditée chez Quadrants. Ils iront à la rencontre d’élèves de collège et de lycée, dans les communes de Guebwiller, Rouffach et Saint Amarin, ainsi que de patients de l’hôpital de Pfastatt.

En voici la chronique.

Juin 1940, la France est vaincue. L’Alsace se trouve de fait annexée au IIIème Reich. Cette fiction, en quatre volumes, explore l’histoire tragique et méconnue (voire occultée) des Alsaciens, engagés de force dans l’armée allemande durant la seconde guerre mondiale : les « Malgré-nous ». Une blessure qui demeure vive dans la mémoire locale.

Inspiré par le passé de sa famille, Thierry Gloris met en scène Louis Fischer, un jeune étudiant, dont la famille a payé un lourd tribut aux deux guerres. Louis se fait arrêter suite à une manifestation à l’université. Pour éviter le camp d’internement à ses parents, il est contraint d’intégrer une unité de la Waffen SS, qui part combattre sur le front de l’Est. Une guerre qui n’est pas la sienne, mais à laquelle il est obligé de participer.

Ce travail de mémoire très documenté, est également sublimé par le dessin réaliste et la mise en couleur à l’aquarelle de Marie Terray.

Un récit tout en nuance qui devrait changer le regard de beaucoup sur cette tragédie.

Prochainement, vous aurez l’occasion de découvrir la bibliographie du 68 fait des bulles, composée de chroniques sur les conflits mondiaux (commémorations du centenaire de la première guerre mondiale, 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie), ceux liés à a décolonisation (guerres d’Indochine et d’Algérie) ou inter-ethniques (Yougoslavie, Rwanda…). Cette riche actualité mémorielle donnera lieu à bien d’autres chroniques dans les mois à venir.

Médiathèque du Pays de Thann : rencontre avec l’auteure Anne Teuf

5 Fév

FinneleEn partenariat avec la Médiathèque du Pays de Thann, la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin organise le vendredi 13 février, une rencontre-dédicaces avec Anne Teuf auteure de l’album Finnele. Ce moment d’échange débutera à 17h. En espérant vous y voire nombreux !

Faisons plus ample connaissance avec l’album Finnele, édité chez Delcourt.

Oberaspach (aujourd’hui Aspach-le-Haut dans le Haut-Rhin), fin juillet 1914. Agée de 8 ans, Finnele vit au sein d’une famille stricte, mais aimante, dans un village préoccupé par la moisson à venir. Mais la vie paisible de ce village alsacien, allemand depuis 1870, va être bouleversée par la guerre, qui éclate entre la France et l’Allemagne.  En février 1915, Finnele et sa famille vont fuir la zone des combats, et trouver refuge à Masmünster, rebaptisée Masevaux par les troupes françaises, qui y ont installé leur QG. La vie reprend son cours, malgré les difficultés matérielles, et la séparation avec certains membres de la famille. Finnele va y découvrir une autre langue…

Dans le premier volet de ce roman graphique, Anne Teuf relate la vie de sa grand-mère Joséphine Koehrlen (1906-1994), en y mêlant des éléments fictionnels. Un récit de vie tendre et cruel, dans une période tourmentée de l’Histoire pour l’Alsace, ballotée entre France et Allemagne. En fin d’album, un dossier concis éclairera le lecteur sur la situation de l’Alsace au temps de Finnele.

Découvrez Finnele dans le blog éponyme de l’auteure.

Finnele d’Anne Teuf

27 Mai

Finnele

Oberaspach (aujourd’hui Aspach-le-Haut dans le Haut-Rhin), fin juillet 1914. Agée de 8 ans, Finnele vit au sein d’une famille stricte, mais aimante, dans un village préoccupé par la moisson à venir. Mais la vie paisible de ce village alsacien, allemand depuis 1870, va être bouleversée par la guerre, qui éclate entre la France et l’Allemagne.  En février 1915, Finnele et sa famille vont fuir la zone des combats, et trouver refuge à Masmünster, rebaptisée Masevaux par les troupes françaises, qui y ont installé leur QG. La vie reprend son cours, malgré les difficultés matérielles, et la séparation avec certains membres de la famille. Finnele va y découvrir une autre langue…

Dans le premier volet de ce roman graphique, Anne Teuf relate la vie de sa grand-mère Joséphine Koehrlen (1906-1994), en y mêlant des éléments fictionnels. Un récit de vie tendre et cruel, dans une période tourmentée de l’Histoire pour l’Alsace, ballotée entre France et Allemagne. En fin d’album, un dossier concis éclairera le lecteur sur la situation de l’Alsace au temps de Finnele.

Faîte plus ample connaissance avec Finnele dans le blog de l’auteure.

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Le 68 fait des bulles, édition 2014

14 Fév

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Mardi matin débute une nouvelle édition du 68 fait des bulles, consacrée aux conflits du XXe siècle dans la bande dessinée.

La manifestation débutera par une formation en direction des bibliothécaires du département et au delà. Elle sera délivrée par Pierre-Laurent Daures, qui est entre autres , médiateur culturel dans le 9e art, consultant en bande dessinée chez Entre les cases, enseignant avec organisation d’exposition à l’ EESI (Ecole Européenne Supérieure de l’Image) et enseignant Atelier créatif de bande dessinée à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (avec comme sujet d’étude récent Dessiner la guerre – raconter l’histoire en bande dessinée).

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Puis la semaine se poursuivra avec des rencontres entre nos auteurs invités, Thierry Gloris et Marie Terray (Malgré nous chez Quadrants), et des élèves de collèges et lycées dans différentes communes du département du Haut-Rhin. Et des patients de l’hôpital de jour de Pfastatt.

Sur France Culture : La France, l’autre pays du manga

11 Fév

La 17eme édition de la convention Paris Manga, qui s’est déroulée Porte de Versailles, les 8 et 9 février 2014, a une fois de plus réuni de nombreux fans du manga.  Le manga se porte bien en France, malgré un fléchissement des ventes en 2013.  Il faut rappeler, que l’hexagone est le second marché du manga au monde, derrière le Japon. Et qu’au fil des ans, il trouve de plus en plus grâce auprès des instances médiatiques, politiques ou artistiques. L’émission Pixel de France Culture, revient sur cette passion française pour la bande dessinée asiatique. C’est à écouter ici

Billy Bat de Urasawa et Takashi Nagasaki

19 Oct

Par un maître du suspense…

La lecture des séries Monster et Pluto de Urasawa, m’avait beaucoup impressionné, tant pour le scénario complexe, riche en rebondissements, que pour la qualité du graphisme. Sa nouvelle série intitulée Billy Bat m’a une fois de plus conforté dans l’idée, que ce mangaka était un raconteur d’histoires talentueux.

Cette fois-ci, Billy Bat nous plonge dans l’immédiat après-guerre. Plus exactement en 1949, en pleine hystérie anti-communiste alimentée aux Etats-Unis par le sénateur MacCarthy. D’origine japonaise, Kevin Yamagata est un auteur de comics à succés avec son personnage Billy Bat, un détective chauve-souris… embarqué pour  sa dernière enquête dans un meurtre aux ramifications politiques. Mais un jour un policier  bouleverse ce jeune auteur, en lui révêlant que dans le  Japon de 1945, il a déja vu son héros dans l’oeuvre  d’un auteur de mangas. Révélation d’autant plus troublante que le jeune Kevin a lui-même servi sous les drapeaux au Japon à la fin de la Guerre du pacifique. Aurait-il alors plagié cette bande dessinée malgré lui? C’est dans un Japon à peine sorti de la défaite, que Kevin va mener une enquête qui se révêlera rapidement périlleuse…

Début d’une série, où règnent les faux-semblants, les complots et le mystère autour d’une entité (maléfique?) dénommée Bat, qui aurait influé sur certains évênements majeurs de l’Histoire (En ai-je déjà trop dit?). En tout cas une saga qui ne vous lachera pas…

Pour en savoir un peu plus sur cet auteur et et ses oeuvres, découvrez un site francophone qui lui est entièrement dédié.

La Russie de Poutine : Les Cahiers russes, la guerre oubliée du Caucase d’Igort

2 Mar

Dimanche 4 mars, le premier tour des élections présidentielles se déroulera en Russie. Après l’intermède Medvedev, Poutine sera sans doute réélu pour un troisième mandat, malgré une opposition croissante, mais encore fragile, au sein de la population face à un gouvernement corrompu.

Anna Politkoskaïa, journaliste à la Novaïa Gazeta et militante des droits de l’homme, n’a eu de cesse de dénoncer la « démocrature » Poutine . Pour cela, sa vie était menacée, et le 7 octobre 2006, elle fut assassinée dans l’ascenseur de son immeuble moscovite. L’enquête fut bâclée et les véritables commanditaires jamais retrouvés.

Trois plus tard, Igort vient mener son enquête en Russie pour témoigner du combat de cette journaliste qui s’est fait connaître pour sa  dénonciation  des exactions commises par l’armée russe à l’encontre de la population civile lors du dernier conflit tchétchéne (1999-2006). On découvre également le courage d’autres militants des droits de l’homme, à l’instar de l’avocat Stanislav Makerlov, assassiné lui aussi en janvier 2009, pour avoir envoyé des militaires devant les tribunaux. Au fil des pages, c’est toute l’atrocité de ce conflit qui nous est dévoilée, à travers les témoignages des victimes, jeunes hommes  torturés par les « services spéciaux » de l’armée russe lors des zatchistka (razzias commises dans la violence), mères sans nouvelles de leurs enfants disparus, jeunes militaires russes subissant des sévices. Certaines images sont à la limite du soutenable, mais nous rappellent toute l’atrocité d’un conflit que le Kremlin a voulu faire oublier à la population russe.

 Un récit coup de poing pour ne pas oublier !

De briques & de sang : scénario de Régis Hautière, dessins de David François

1 Juil

Meurtres en Utopia…

Ayant visité en 2010 le site industriel du Familistère, situé à Guise (Aisne), je me suis précipité sur cet album, dont l’histoire se déroule sur le site de cette utopie industrielle et sociale du 19ème siècle. Adepte des utopistes socialistes, l’industriel Jean-Baptiste Godin, inventeur des poêles en fonte, installe son usine dans cette petite ville picarde en 1859 : les ouvriers en sont  actionnaires ! A côté de l’usine, des ouvriers  sont logés dans le « Palais social », un vaste édifice en briques comprenant des logements avec un confort inhabituel pour  l’époque . En outre, ses habitants sont propriétaires du lieu à titre collectif. A proximité, les ouvriers disposent également d’une bibliothèque, d’un théâtre ou encore d’une pouponnière. Une expérience unique en France, qui a perduré jusque dans les années 1960.

C’ est au Familistère, que Régis Hautière situe son récit policier. Et plus précisément en janvier 1914. Une série de meurtres secoue cette communauté ouvrière, à priori soudée. Malgré une actualité internationale brûlante (Une course aux armements s’est emparée de l’ Europe), les journalistes accourent de Paris, intrigués par cette « épidémie meurtrière » . Victor Leblanc du journal L’Humanité va enquêter avec l’aide de la jeune Ada Volsheim. Fille d’un ouvrier alsacien installé au Familistère depuis des années, elle souhaite lever les soupçons pesant sur son père considéré comme un étranger (on l’appelle Bismarck !) et proche d’une victime.

Je vous recommande chaudement ce récit palpitant et riche en rebondissements,  servi par un dessin anguleux et une mise en couleur rétro façon Belle Epoque.

Pour en savoir plus sur le Familistère, cliquez ici

La Balade de Yaya : scénario de Jean-Marie Omont, dessins de Golo Zhao

21 Juin

Une bien dangereuse balade…

Novembre 1937, la population de la ville de Shangai fuit devant l’avancée des troupes japonaises.

Fille d’une famille aisée qui s’apprête a partir à Hong-Kong, la jeune Yaya ne pense qu’à passer son concours de piano. Malgré l’interdiction de son père, Yaya fugue au petit matin pour rejoindre le lieu du concours. Sur le chemin, elle fait la connaissance du jeune Tuduo, enfant des rues, qui vient de fuir l’homme qui l’exploitait. Mais, les premières bombes japonaises tombent sur la ville : la vie des deux enfants va s’en trouvée profondément bouleversée.

Fruit d’une collaboration franco-chinoise, La fugue constitue le premier volet d’une série de neuf volumes au petit format à l’italienne. Influencé par le graphisme des dessins animés japonais, le dessin de Golo Zhao, mis délicatement en couleur, adoucit la noirceur de ce récit sur les affres de la guerre.

Une histoire pour petits et grands, tendre et cruelle.

Corps de pierre : scénario de Joe Casey, dessins de Charlie Adlard

14 Juin

Y-a des bons jours… et y-a des mauvais jours.

… et pour Thomas Dare ce sont des mauvais jours qui s’annoncent. Il vient de divorcer et a bien du mal à remonter la pente, malgré le soutien de Fred Sandford, son ami avocat . A la sortie du tribunal, il constate que sa main est anormalement engourdie.  Gênant pour ce musicien qui joue du piano ! Mais ce mal étrange s’étend à l’ensemble du bras. Il se résoud à consulter son médecin, qui lui fait passer une radio. Diagnostic : son corps se transforme peu à peu en pierre ! La mort semble inéluctable, à moins que…

Si vous avez aimé le travail d’illustration de Charlie Adlard sur la série culte Walking Dead, vous apprécierez celui réalisé pour ce one-shot, fable moderne sur un drame personnel et réflexion critique sur le milieu médical et les médias en mal de sensations.