Kongo de Christian Perrissin (scénario) et Tom Tirabosco (dessin) chez Futuropolis

5 Juil

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Des bienfaits de la colonisation…

Kongo, un fleuve propice a l’aventure et à la fortune, mais où règne le danger.

Mai 1890, Jozeph Konrad Korzeniowski alias Joseph Conrad est un jeune aventurier anglais d’origine polonaise qui a déjà roulé sa bosse pendant plusieurs années en Orient dans la marine marchande anglaise. Recommandé auprès d’ Albert Thys, administrateur de la Compagnie du Commerce et de l’Industrie du Congo, il part travailler comme capitaine de bateau à vapeur pour la Société du Haut-Congo. Objectif  : travailler au développement de l ‘Etat libre du Congo, en fait la propriété privée du roi Léopold II de Belgique, grande comme 80 fois le Plat-Pays.

Sous la forme d’une correspondance menée avec sa tante Marguerite résidant à Bruxelles, Conrad relate ces quelques mois passés dans le centre de l’Afrique. Jeune homme idéaliste, Conrad est rapidement confronté à la colonisation brutale menée dans le centre de l’ Afrique par des blancs avides de richesses. Le trafic d’ivoire est en pleine expansion, et la population noire est condamnée au travail forcé. Après un long périple au long du fleuve Kongo, Conrad attrape la fièvre puis une attaque de dysenterie, avant d’être rapatrié en Europe. Eprouvé physiquement et mentalement, Conrad allait bientôt abandonner se carrière d’aventurier pour celle d’écrivain.

En fin d’album, un dossier évoque les circonstances de cette colonisation, et les ouvrages de Conrad  Un avant-poste du progrès et Au coeur des ténèbres, des oeuvres à charge contre l’impérialisme occidental.

Pour ce sombre récit, Tom Tirabosco a utilisé un noir et blanc charbonneux à travers la technique particulière du monotype, qui provoque chez le lecteur une impression d’étouffement et de malaise. Du grand art, comme vous pouvez l’observer à travers la planche ci-dessous rendant compte de la majesté du fleuve Congo.

Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture de l’essai historique Congo, une histoire du Belge David Van Reybrouck, Prix Médicis Essai 2012, qui en quelques 700 pages, raconte les conséquences désastreuses de la colonisation belge au Congo.

congo

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