Zombies de Peru et Cholet

26 Jan

Coincée derrière mon bureau pendant que Guy se balade à Angoulême (non, ne voyez aucune trace de jalousie dans cette simple constatation…), je me décide à cataloguer quelques bandes dessinées pour garder un contact, même lointain, avec le monde du neuvième art. Riche idée puisque cela m’a permis de découvrir le premier tome de « Zombies », scénarisé par Olivier Peru et dessiné par Sophian Cholet (Soleil).

Alors que je comptais simplement parcourir les premières pages, j’ai été littéralement happée par sa lecture au point de ne pas réussir à la reposer avant d’avoir lu la dernière page.

L’histoire commence comme celles de toutes les histoires de morts-vivants : le monde est infesté de zombies, quelques rares humains tentent de survivre dans un monde complètement dévasté etc, etc…  Seulement voilà, le héros n’en est pas vraiment un, il s’agit plutôt d’un parfait « monsieur tout le monde », et même nettement plus lâche que la moyenne vu qu’il n’a pas hésité à  abandonner sa femme et sa fille pour sauver sa peau. Mais lorsqu’il reçoit un bref appel de sa fille provenant de Seattle, il décide de s’y rendre pour la retrouver par tous les moyens, histoire de racheter sa conscience. (Je m’arrête là pour ne pas trop vous en dévoiler et vous laisser le plaisir de découvrir la suite par vous-même.)

Cette bande dessinée reprend les codes du genre, mais sans jamais tomber dans la parodie ou l’imitation, même pas de celle du cultissime et génial « Walking dead », qui demeure la référence ultime du genre en bande dessinée (12 tomes parus à ce jour chez Delcourt).

Donc je résume : une histoire bien écrite, qui tient la route, des personnages attachants, une fin qui fait hurler d’impatience (damned, mais quand sort le tome 2 !!!). Sans oublier de mentionner la scène d’ouverture tout simplement magistrale, vrai petit bijou d’humour noir !

Sophian Cholet signe ici sa première bande dessinée, ce qui peut laisser perplexe vu la maîtrise et l’aisance de son dessin : travellings avants et arrières, des cadrages et des perspectives incroyables et une double page à vous couper le souffle (page 44 et 45 si vous avez la bande dessinée en main).

Je pense que vous aurez compris qu’il s’agit là d’un de mes gros coups de cœur du début d’année (ce qui semble évident vu le nombre de superlatifs utilisés pour cette critique !).

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