Pour l’Empire

14 Oct

Aux confins de l’Empire romain, le journal d’un légionnaire romain.

Quelque part en Orient, l’officier Glorim Cortis mène ses troupes d’élite à l’assaut d’une ville fortifiée. Par la ruse, elles s’engouffrent dans la cité et la mettent au pillage en règle : viols et beuveries de soudards s’en suivent. La Pax Romana règne à nouveau dans cette Mésopotamie rebelle (cela rappelle, une fois de plus, un scénario contemporain). Repéré par l’empereur pour sa bravoure, Glorim Cortis se voit confier une mission : découvrir et cartographier les terres inconnues situées plus à l’est. Avec un petit contingent de soldats au tempérament bien trempé, Angox, Virgil et surtout l’archer Statum, notre capitaine traverse des contrées arides et hostiles. A l’euphorie du début de l’expédition succèdent l’ennui (pas de bataille rangée à la romaine, mais de simples escarmouches) et le doute (risque de ne de jamais revoir les rives ombragées de la Méditerranée). La révolte gronde jusqu’au jour où l’expédition atteind les rives d’un fleuve immense et inconnu, bordé par une forêt tropicale.

Premier volume d’une trilogie, Pour l’Empire a été créé à quatre mains. Parmi les deux auteurs se trouve Bastien Vivès, plus habitué à créer des récits intimistes (le remarqué Le goût du chlore, primé à Angoulême en 2009). C’est une première réussie dans le genre historique. Mais est-ce vraiment une bande dessinée historique ? On ignore le contexte historique précis : quel est l’empereur qui apparaît dans le récit? Hadrien? Marc-Aurèle? Nul ne le sait! Quel est le peuple de la cité assiégée? Les Parthes? Les auteurs se sont libérés des codes narratifs et graphiques classiques propres au péplum, pour nous offrir un récit original empreint d’aventure, de métaphysique et de fantastique. Le traitement graphique est splendide : nos deux illustrateurs ont utilisé un trait d’une grande finesse et une palette de couleurs minimaliste traitée en lavis. Seul le noir est traité de façon franche à côté de rouges et de verts traités à la façon de fresques romaines. Tout comme la couleur, les dialogues sont également traités de façon minimaliste : pas de bla-bla, ce sont des légionnaires et pas des philosophes grecs!

Un récit d’aventure nimbé de mystère, édité dans l’excellente collection Poisson Pilote de Dargaud.

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