La lecture de bandes dessinées en France : Enquête nationale

19 mar

Qui sont les lecteurs de bande dessinée ? Quelle  place occupe le 9eme art dans le paysage des pratiques culturelles des Français ?

Vous le saurez en lisant l’enquête menée entre mai et juillet 2011 par Christophe Evans et Françoise Gaudet (Service études et recherche, BPI) auprès de 4580 personnes âgées de 11 ans et plus.

Retrouvez ici la synthèse du Ministère de la Culture, dans sa collection “Cultures études”.

Alger la Noire de Jacques Ferrandez

16 mar

C’est au moment où la France commémore le 50ème anniversaire des Accords d’ Evian ayant mis fin à la Guerre d’Algérie, que sort le nouvel Album de Jacques Ferrandez. Edité chez Casterman, Alger La Noire est un polar inspiré d’un roman de Maurice Attia. Se déroulant en janvier 1962, dans un climat de terreur du fait des attentats de l’ OAS et des réglements de compte, cet album débute avec la découverte de deux corps sur une plage d’Alger. Ceux d’une européenne et d’un arabe. Meurtre crapuleux ou éxecution sur fond de nettoyage ethnique ? L’enquête devra le déterminer…

Amoureux de l’Algérie, Jacques Ferrandez avait achevé Carnets d’Orient en 2009, sa série phare en 10 volumes . Débutée en 1986, cette saga narre de manière bien documentée l’histoire de la colonisation française en Algérie jusqu’à son terme en 1962, à travers le destin de différents personnages, colons et autochtones, sur plusieurs générations. Sans parti pris, cette saga historique superbement mise en couleurs, est enrichie de recueils d’esquisses et d’aquarelles dans la veine des peintres orientalistes. Autre série à indiquer sur la guerre d’Algérie, c’est celle de Giroud et Lax. Azrayen (2 volumes édités dans la collection Aire libre de Dupuis en 1998-9) se déroule en 1957, dans les montagnes de Kabylie. Le lieutenant Messonier a disparu avec son peloton depuis deux semaines. L’armée française déploie tous ses efforts pour les retrouver. Pour les Kabyles, Messonier incarne Azrayen, l’ange des ténèbres. Un récit d’une rare force sur la “sale guerre”.

Les 1001 BD qu’il faut avoir lues dans sa vie

15 mar

Une mine d’informations…

Après la littérature ou le cinéma, le 9eme art trouve enfin une place de choix dans la collection de Flammarion “Les 1001″. Pas moins de 1001 bandes dessinées ont été référencées dans cet ouvrage dirigé par Paul Gravett, spécialiste éminent de la bande dessinée (Manga : soixante ans de bande dessinée japonaise aux éditions Rocher..) et  fruit d’une collaboration internationale et interdisciplinaire. 

Conçu de manière chronologique, ce pavé de 960 pages et abondamment illustré aborde aussi bien la bande dessinée franco-belge que les comics et les mangas, mais fait également une place à des productions plus “éxotiques”, comme par exemple la bande dessinée indienne.

Avec ses nombreuses entrées, ce beau livre se révêle facile d’accès et devrait vous aider à constituer une bédéthèque idéale.

9ème festival de bande dessinée à Colmar

12 mar

Les 17 et 18 mars prochains, l’ association Esprit BD organise la neuvième édition de son festival de bande dessinée dans le cadre prestigieux du Koïfhus. Outre la présence de nombreux auteurs (Enrico Marini, Ange, Seiter…), sont également prévues des expositions et différentes animations.

Pour en savoir plus, cliquez ici !

Le Chant de mon père de Keum Suk Gendry-Kim

9 mar

Chronique du Pays du matin calme.

Paris, 2010. A l’occasion de la visite de sa mère, Gusoon se remémore sa jeunesse passée en Corée du sud. Défilent alors les souvenirs d’une enfance heureuse passée dans un petit village rural situé au sud du pays, et ceux plus douloureux à Séoul, où ses parents ont décidé de s’installer pour fuir leur condition de paysans pauvres. Mais les rêves d’une vie meilleure à la capitale vont rapidement s’envoler. Escroqués par le frère cadet de sa mère, les parents de Gusoon  deviendront de simples vendeurs de rue, alors que  leurs enfants plus âgés abandonneront leurs études pour subvenir aux besoins des plus jeunes. A force de ténacité, Gusoon, la cadette, parviendra néanmoins à poursuivre des études et réaliser ses rêves…

Utilisant un dessin enfantin et l’encre de Chine pour évoquer la tradition, l’auteure nous offre un récit autobiographique, et un hommage tendre et poignant sur les membres de sa famille. Une mère aimante, prête à pardonner à des frères faibles ou abjects. Un père, qui s’adonnait au Pandori, un chant traditionnel coréen, et qui est devenu l’ombre de lui-même au fil des ans. En filigrane, Gendry-Kim évoque également certains évênements douloureux de l’ histoire récente de la Corée du sud, comme l’impitoyable répression militaire des manifestations étudiantes de Kwanju, survenue en mai 1980, mais également certaines traditions liées à la doctrine confucéenne…des traditions dont sont victimes les femmes.

Un manhwa édité chez Sarbacane

Exposition Mus/Mouse/Maus au Struthof

6 mar

Du 6 mars au 27 avril 2012, le Centre Européen du Résistant Déporté (site de l’ancien camp de Natzwiller au Struthof) présente une exposition intitulée Mus/Mouse/Maus-Variations suédoises autour de la BD d’Art Spiegelman.

Le Centre a décidé de s’intéresser à la façon dont la Bande dessinée évoque l’univers des camps de concentration. Dans cette exposition, des auteurs suédois y donnent leur interprétation de Maus d’Art Spiegelman, né à Stockholm. Le dimanche 18 mars 2012, une table ronde aura lieu sur le thème “Parler des camps aux enfants” en présence d’auteurs (Gilles Rapaport, Didier Daeninckx, Roger Seiter et Vincent Wagner).

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La Russie de Poutine : Les Cahiers russes, la guerre oubliée du Caucase d’Igort

2 mar

Dimanche 4 mars, le premier tour des élections présidentielles se déroulera en Russie. Après l’intermède Medvedev, Poutine sera sans doute réélu pour un troisième mandat, malgré une opposition croissante, mais encore fragile, au sein de la population face à un gouvernement corrompu.

Anna Politkoskaïa, journaliste à la Novaïa Gazeta et militante des droits de l’homme, n’a eu de cesse de dénoncer la “démocrature” Poutine . Pour cela, sa vie était menacée, et le 7 octobre 2006, elle fut assassinée dans l’ascenseur de son immeuble moscovite. L’enquête fut bâclée et les véritables commanditaires jamais retrouvés.

Trois plus tard, Igort vient mener son enquête en Russie pour témoigner du combat de cette journaliste qui s’est fait connaître pour sa  dénonciation  des exactions commises par l’armée russe à l’encontre de la population civile lors du dernier conflit tchétchéne (1999-2006). On découvre également le courage d’autres militants des droits de l’homme, à l’instar de l’avocat Stanislav Makerlov, assassiné lui aussi en janvier 2009, pour avoir envoyé des militaires devant les tribunaux. Au fil des pages, c’est toute l’atrocité de ce conflit qui nous est dévoilée, à travers les témoignages des victimes, jeunes hommes  torturés par les “services spéciaux” de l’armée russe lors des zatchistka (razzias commises dans la violence), mères sans nouvelles de leurs enfants disparus, jeunes militaires russes subissant des sévices. Certaines images sont à la limite du soutenable, mais nous rappellent toute l’atrocité d’un conflit que le Kremlin a voulu faire oublier à la population russe.

 Un récit coup de poing pour ne pas oublier !

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